Aujourd’hui, Nike, Walt Disney, Apple, AirBnB et beaucoup d’autres entreprises utilisent le storytelling pour fidéliser leur client et intéresser d’autres prospects.

Touché par l’histoire d’une entreprise, un client sera en effet plus attaché à elle. Et c’est assez naturel ! Mais si l’on se penche davantage sur la signification littérale de cette expression, vous conviendrez que l’art de raconter une histoire est une pratique vieille comme le monde.

Tout le monde raconte une histoire n’est-ce pas. Nous nous racontons des histoires parce que nous avons ce besoin de communiquer entre nous et de le faire de façon intéressante. Nous le faisons aussi parce que devons faire un tri dans l’information qui nous submerge. Les histoires facilitent notre vie, et nous en fabriquons sur à peu près tout : les produits, les services, nos amis, les gens, nos amours et nos déceptions, nos séries TV préférées, le Real Madrid, le Barça, la dernière paire de notre copine…sur presque tout même la météo.

Les histoires dont nous nous abreuvons peuvent bien être fausses, nous choisissons quand même de les croire parce qu’elles nous procurent un sens vital à notre existence. Et tant pis si nous ne nous disons pas toujours la vérité et seulement la vérité. Ce qui compte, c’est que nos mensonges soient utiles et que nous en soyons convaincus. Nous débitons des histoires à notre conjoint, à nos amis, à nos supérieurs, à nos employés et à nos clients. Et, bien entendu, nous nous en racontons à nous-mêmes.

Storybook

Beaucoup d’entreprises utilisent le storytelling dans leur communication, que ce soit sous la forme de films, de bandes-dessinées, de jeux vidéos, ou tout simplement d’écrits… L’idée est de créer un univers autour de votre entreprise, puis d’ancrer votre communication dans cet univers en racontant des histoires qui s’y intègrent. Un peu comme les contes de notre enfance, le storytelling contient un message, mais il est avant tout ludique. Sa vocation première est de faire rêver le consommateur, et donc de créer un lien émotionnel fort entre la marque et lui !

Mais qu’est-ce qu’une bonne histoire ? Que doit savoir ou comprendre un marketer pour créer une bonne histoire ? Après lecture du bouquin de SETH GODIN : Tous les MARKETERS SONT DES MENTEURS voici ce que nous pouvons partager avec vous sur le storytelling. Oups !!! sur les bonnes histoires !


Les bonnes histoires sont d’abord vraies.

Vraies, non pas parce qu’elles sont factuelles, mais parce qu’elles sont cohérentes et authentiques. Les consommateurs sont beaucoup trop savants dans l’art de repérer les incohérences pour que le marketeur puisse se permettre de ficeler une histoire n’importe comment. On ne vous demande pas de mentir ou d’inventer la roue. Mais tout simplement de décrire l’essence même de votre marque dans la simple vérité qui est à la genèse de votre entreprise. Lorsque vous racontez une histoire, plus encore celle de votre marque soyez dans la vérité et dans l’originalité. Votre histoire doit vous ressembler ! Plus le consommateur sait votre histoire incohérente et sans fondement plus il colle une mauvaise étiquette à votre marque.

Les bonnes histoires véhiculent une promesse.

Elles promettent le plaisir, la prospérité, la sécurité, l’efficacité. La promesse doit être ferme et audacieuse. Elle ne doit pas se contenter d’être bonne ou même très bonne ; elle doit être exceptionnelle, sans quoi il ne vaut pas la peine de s’y arrêter. LA promesse c’est que vous laissez à votre client en acquis une fois votre produit ou service utilisé. Ce qui lui revient une fois qu’il est à vos côté. Coca cola vous promet un rafraichissement total et un vrai feeling après une gorgée. Vous aimez prendre du Coca par défaut dans cette soirée où vous ne savez pas vraiment quoi boire parce que vous savez au moins que la marque à plusieurs reprises a tenu sa promesse de « Boisson rafraichissante » et à même dépassé cela.

Les bonnes histoires sont fiables.

La confiance est devenue une denrée rare.Personne ne croit plus personne. Les consommateurs ne font pas confiance aux femmes un trop belles qui font une publicité pour un savon de Marseille. Tout le monde sait qu’elles sont payées par la compagnie cosmétique derrière. Ils n’accordent pas leur confiance aux porte-paroles des messages publicitaires et se méfient des sociétés de télécommunication (ils n’ont toujours pas compris pourquoi leur crédit de communication ne tient pas les 30 secondes). En conséquence, aucun marketeur ne peut raconter une histoire avec succès s’il n’a pas acquis la crédibilité indispensable pour le faire. La crédibilité s’acquiert lorsque vous tenez vraiment vos promesses envers vos clients.

Fiable

Les bonnes histoires sont subtiles.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, moins le marketeur en dit, plus l’histoire gagne en puissance. Les Marketeurs talentueux savent que, au bout du compte, c’est le client potentiel qui tisse ses propres mensonges et s’en convainc. Il est donc beaucoup plus efficace de le laisser tirer ses propres conclusions à propos d’une histoire (comme le fera, le reste de la clientèle cible) que de lui révéler tout en même temps, le dénouement, un dénouement qui en fait ne sera que relatif. Nike a toujours prôné le dépassement de soi avec ses Campagnes « Just DO IT », de belles histoires n’est ce pas. Mais Nike ne vous dira jamais que lorsque vous choisissez ses équipements vous serez d’office gagnants de telles ou telles compétitions. Mais on sait tous que les champions sportifs du monde entier ont choisi Nike pour s’équiper, que ce soit M. Jordan, Serena Williams, Christiano Ronaldo, Neymar, Tiger Woods etc….

Les bonnes histoires captivent.

Elles mobilisent le consommateur aussitôt qu’elles commencent. Les premières impressions sont beaucoup plus déterminantes que nous avons tendance à le croire. Nul besoin d’épaisses brochures en couleur ou de réunions sans fin pour générer de bonnes histoires. Celles-ci donnent une forme claire à la vision du monde que le consommateur cherche à exprimer et se modèlent fidèlement sur les attentes de ce dernier. Voilà pourquoi on est immédiatement réceptif à une publicité de Heineken entre deux parties de Matchs d’Europa Champion’s League alors même qu’on pourra zapper une publicité de bière classique sur une chaîne locale.

Captive


Les bonnes histoires ne font pas appel à la logique, mais aux sens.

Les phéromones n’ont rien d’un mythe : une simple odeur peut nous inciter à aimer ou à ne pas aimer quelqu’un. De même une simple couleur ou logo de marque posé sur un objet peut remuer tous nos sens. Sur le plan visuel, la forme d’un MACBOOK Apple aura infiniment plus d’effet sur les consommateurs que tout autre ordinateur ou objet informatique.

Les bonnes histoires s’adressent rarement à tout le monde.

Chaque humain a des points de vue différents sur la vie, chacun se cantonne dans son monde. En voulant raconter une histoire qui plaira à tout le monde, vous finirez par ne plaire à personne. Votre marque à la base ne s’adresse déjà pas à tout le monde. Pourquoi vouloir raconter une histoire pour tout le monde ? Racontez votre histoire à votre cible et laissez celle-ci vous adorer et vous recommander à d’autres ! Avec une bonne histoire qui touche vos clients ils se feront une fierté de devenir vos ambassadeurs en la racontant à d’autres.

Cible

Les bonnes histoires ne se contredisent pas.

Si votre restaurant est très bien situé, mais que son menu n’est pas fameux, vous êtes perdant. Si votre galerie d’art présente les œuvres de grands artistes, mais que vos employés se comportent comme des vendeurs de voitures d’occasion, vous êtes perdant… Lorsque votre histoire de marque vous place à un standing donné que vous avez-vous-même défini, suivez ce standing-là. Ce n’est pas parce que vous avez un Hypermarché classe, beau mais que les prix des produits y sont bas que vous allez employer des gens qui n’ont aucun respect pour vos clients. Les consommateurs sont intelligents et, très rapidement, ils verront clair dans votre jeu.

Enfin, et surtout, les bonnes histoires coïncident avec notre vision du

Monde avec les valeurs qu’on souhaite partager avec nos clients. Elles ne nous apprennent rien de neuf, mais nous confortent plutôt dans ce que nous croyons. Elles nous rassurent et nous convainquent de notre intelligence parce qu’elles prouvent que nous avons toujours eu raison. L’Histoire des athlètes qui ont porté du NIKE dans leur conquête vous prouvera toujours que Nike est différente des autres marques. Coca Cola sera ainsi votre boisson préférée par réflexe quand vous serez dans un désert entre survie et rafraîchissement. La force de ces marques c’est d’avoir tenu tout le long de leur vie les promesses que portent leur histoire.