“Si vos rêves ne vous font pas peur, c’est qu’ils ne sont pas assez grands”. Dixit Ellen Johnson Sirleaf la première femme élue à la tête d’un État africain, surnommée « la dame de fer » de l’Afrique.

Les FEMMES !!! Elles sont magiques, sensibles, fortes et tenaces, dotées d’une hargne de vaincre qui les amène à toujours réussir tout ce qu’elles entreprennent avec ferveur. Si l’économie africaine et mondiale peut compter aujourd’hui dans ses rangs une femme influente reconnue par le magazine Forbescomme l’une des plus riches au monde ayant détrôné la célèbre Oprah Winfrey, c’est bien parce qu’on le doit à l’acharnement, à la persévérance, à la détermination d’une amazone qui a tout donné pour réussir sa vie et briser les barrières.


Folorunsho Alakija dont la fortune est estimée à plus de 1,6 milliards de dollars et qui dispose aujourd’huid’un empire diversifié dans les domaines de la mode, de l’imprimerie, de l’immobilier, du pétrole et du gaz est de celles qui sont parties de rien pour atteindre le sommet. Si jusqu’à maintenant vous ne croyez toujours par en vous, vous ne pensez pas qu’il est encore possible de changer la donne, si vous travaillez avec acharnement, ou vous ne savez pas que vous pouvez réussir là où tout le monde a échoué, faites donc une pause dans votre folle course contre la vie. Prenez un instant et plongez-vous dans cette inspirante histoire de Folorunsho Alakija et vous changerez certainement d’avis !

Folorunsho Alakija, une enfance des plus tumultueuses !

Issue de la famille Ogbara d'Ikorodu dans l'État de Lagos au Nigéria, Folorunsho Alakijanaît le 15 juillet 1951. Elle grandit dans une famille plutôt nombreuse, comme le cas souvent en Afrique, car son père polygame musulman avait 52 enfants et 8 épouses. 8èmeenfant de son père et 2èmede sa mère, Alakija était une petite fille intelligente et créative qui a développé très tôt une grande passion pour la mode. Amoureuse des textiles puisque ses parents en vendaient, elle réussissait à combiner les couleurs de manière excellente et subtile pour concevoir des tissus de tout type. Malgré le fait qu’elle prenait du plaisir à travailler des tissus, la jeune fille qui avait grandi sous la tutelle de ses parents dans une maison d’entrepreneurs n’eut aucun mal à gérer une entreprise et à la faire réussir. Avec ses frères et sœurs, elle a dû apprendre comment ouvrir très tôt un magasin, parvenir à bien gérer les clients et à administrer également les finances de l’entreprise. Ainsi, dès le bas âge, la petite Alakidja avait déjà développé une âme de « businesswoman » qui ne la quittera plus jamais.



À 7 ans, elle est envoyée par son père en pension en Pays de Galles où elle étudie pendant 4 ans. Au bout de ces quelques années, elle retourne au Nigéria pour faire ses études secondaires au lycée musulman de Sagamu, dans l'État d'Ogun. Rêveuse d’étudier le Droit, la jeune fille ne parvient malheureusement pas à atteindre ses objectifs, car à cette époque très peu de pères étaient disposés à financer les études universitaires de leurs filles. Folorunsho Alakija s’est donc résigné à emprunter ce chemin et décida de trouver d’autres moyens d’obtenir son autonomie financière. En 1970, elle est retournée au Royaume-Uni où elle a obtenu son diplôme en secrétariat au Pitman’s Central College de Londres. Après cette réussite, Alakija retourne au Nigeria où elle a obtenu son premier emploi chez Sijuade Enterprises à Lagos. Dans cette entreprise, elle travaille comme simple secrétaire confidentielle (1974) pendant 18 mois environ avant de se lancer dans le secteur bancaire. La jeune fille obtenue ensuite son deuxième emploi au sein de l'ancienne Première Banque Nationale de Chicago, désormais connue sous le nom de First City Monument Bank (FCMB).

Cependant, il fallut du temps à la nigériane, mais elle finit par comprendre que si elle voulait gravir les échelons de la gloire, ce travail dans l’univers de l'entreprise ne lui donnerait jamais le succès qu'elle souhaitait. Alors, Alakidja prit un risque audacieux qui marqua un grand tournant dans sa vie. Elle démissionna de son travail et retourna vers sa passion pour la mode. Pour emprunter cette voie, elle dut retourner en Angleterre pour étudier le design de mode à la Central School of Fashion puis à l'American College de Londres. N’oubliez surtout pas que personne ne changera les choses si vous-même ne prenez pas la décision de le faire dès aujourd’hui. Et si jusque-là vous n’avez toujours pas une idée d’entrepriseflorissante, eh bien tournez-vous vers votre passion, elle peut vous éclairer.

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Du stylisme à la création d’un empire pétrolière…

Il est important que vous sachiez que Alakija a pu parvenir à atteindre le sommet parce qu’elle était entourée de personnes de confiance comme son mari. En outre, puisqu’elle avait déjà le talent de combiner différents tissus et de créer des dessins originaux, elle revint en 1986 dans son pays d’origine pour créer son entreprise de confection, Supreme Stitches. Ayant le désir de créer la différence dans la création de ses tenues, Folorunsho Alakija sut combiner créativité et originalité pour donner un look nigérian / africain aux dames du Nigéria. Celle qui a bataillé pour créer sa première marque de Textile a compris que les femmes nigérianes devaient avoir un style propre à elle. Elle s’est donc servie de cette opportunité pour atteindre ses objectifs. Par ailleurs, pour tester ses compétences au plan national, elle participe à un concours de création de mode. Ses créations étaient si originales et créatives qu'elle a remporté le prix du meilleur designer/styliste au Nigeria.

Porter une tenue de Supreme Stitches était devenu un « lifestyle » si bien que l'une de ses clientes était une ancienne première dame, Maryam Babangida. Folorunsho Alakija s'est forgé une fortune en concevant des vêtements haut de gamme pour les femmes fortunées et prospères de la société au Nigéria. Son entreprise devint ensuite un centre de la mode influent qui changea la vision nigériane de la mode africaine. Alors, puisque l'entreprise devenait une franchise nationale grâce aux femmes de diverses origines et de différentes classes sociales portant la marque de Supreme Stitches, les producteurs de textiles locaux n’arrivaient plus répondre à la forte demande. Folorunsho comprit qu’il lui fallait aller jusqu’à Taiwan pour se procurer des tissus de haute qualité. Cependant, elle se rendit compte que les coûts élevés de ce voyage réduiraient ses bénéfices. La styliste fit donc le choix de se contenter de tissus produits localement, et commença à chercher des idées pour élargir ses horizons en matière de mode. L’entreprise se mit donc à vendre diverses productions : des t-shirts, des souvenirs, des literies, des vêtements à monogramme, etc. Gardez donc à l’esprit que pour réussir à créer une startupqui pourra vous rapporter la notoriété et le succès qu’il faut, il vous faut établir derrière cette affaire une stratégie marketingsolide qui vous fera gagner efficacement de l’argent.

Une « Wonder Woman » du pétrole pas comme les autres !

Nous sommes en 1991, et Alakija lance une entreprise d'imprimerie du nom de Digital Reality. Ensuite, elle utilise son succès financier et la notoriété acquise dans le milieu de la mode pour se lancer dans l’industrie pétrolière et gazière.Ses relations avec des clients d’influence politique lui ont donné l’ouverture dont elle avait besoin pour se faire son entrée dans ce secteur dont elle ignorait tout. Cependant, elle cherchait à avoir des contrats avec le gouvernement. Lorsqu’un de ses amis lui demanda de s'enquérir en son nom de l'activité de levage de pétrole brut, elle n’hésita pas à accepter et contacta une ministre qui à l’époque était très intéressée par les personnes qui investiraient dans l’industrie pétrolière du Nigéria. En tant que grande entrepreneur, Alakija avait vite compris le potentiel qui existait dans ce domaine. Si le Nigeria est aujourd’hui l’un des plus grands producteurs mondiaux de pétrole au monde, il faut se rappeler qu’en 1993, la prospection était encore extrêmement coûteuse et risquée. Elle demanda néanmoins l’attribution d’un permis de prospection pétrolière (OPL). Sa demande fût approuvée et on lui permit d'explorer 617 000 acres du champ pétrolifère de Agbami dans le delta central du Niger.

Alors que les Nigérians puissants et riches disposant d'allocations dans les blocs pétroliers cédaient leurs OPL à des sociétés étrangères, Alakija avait conservé le sien. Même si elle n'avait aucune expérience ou expertise dans le secteur pétrolier, le bon sens l’a quand même emmené à prendre une décision qui la portera après vers le succès. Elle ne revend pas son bloc aux investisseurs, mais préfère plutôt l’explorer elle-même. Un pari sur l’avenir qui s’avère vite payant. Trois ans plus tard (septembre 1996), Alakija signa un contrat de coentreprise avec une filiale de Texaco Star Deep Water Petroleum Limited. Leur accord prévoyait le transfert de 40% de la licence à Star Deep Petroleum, avec Alakija comme actionnaire majoritaire. Elle fut également nommée par la société comme conseillère technique en matière d’exploration de licences. En 2000, la première évaluation a bien révélé des réserves récupérables d’un excédent d’un milliard de barils d’équivalents pétrole.

Cependant, avant que la femme d’affaires et ses associés ne puissent tirer profit de leurs efforts, le gouvernement nigérian a saisi 40% du capital de la société. Ensuite, ils ont ordonné à Famfa Oilsa nouvelle entreprise de céder 40% de ses participations à la Nigerian National Petroleum Corporation avec effet immédiat. Malheureusement, aucune offre de rémunération n'a été soumise à l’entreprise de Alakija de la part du gouvernement. Ainsi, cela n’a laissé à Famfa Oilqu’une participation de 20% dans leur investissement. Le gouvernement Nigérian ira loin, jusqu’à laisser au bord du gouffre la battante businesswoman.

C’est ainsi que soutenue par sa famille, elle a tenu contre le gouvernement nigérian pendant 12 ans. Il faut avoir un mental d’acier et une grande détermination pour se battre contre tout un gouvernement. Si vous vous savez assez fort pour affronter les obstacles qui se mettront en travers de votre chemin, si vous commencez à créer votre entreprise, alors n’hésitez plus, FONCEZ ! Mais si vous pensez que vous aurez besoin d’aide, faites recours à un mentor. Il n’y a rien de mieux qu’une personne de plus expérimentée pour vous montrer le droit chemin.

Après avoir longtemps riposté contre ses oppresseurs devant les tribunaux, elle finit par gagner. En mai 2012, une cour de justice déboute le gouvernement nigérian et ordonne la restitution des 50 % de Famfa Oil à Folorunsho Alakija dans le bloc devenu OML 127 faisant instantanément augmenter sa valeur nette de plusieurs milliards de dollars. Cette fortune la propulse au titre de la femme noire la plus riche au monde. Selon le magazine Forbes, avec sa fortune estimée à 1,6 milliard de dollars, elle dépassait même l’Américaine Oprah Winfrey avec 300 millions dedollars. Depuis lors, elle gère la Famfa Oil avec son mari Modupe Alakijaun juriste avec qui elle est mariée depuis 1976. Celui-ci occupe le poste de président de la compagnie, elle-même étant la vice-présidente de la structure. Les quatre enfants du couple travaillent également dans la compagnie familiale.

Avec l’évolution digitale, il vous serait impossible de mettre en place un business à succès sans utiliser les outils et stratégies de cet univers qui connait une grande expansion. Parmi celles des plus fructueuses, figure l'Inbound Marketinget le Marketing Mixqui vous permettront d’atteindre plus rapidement vos objectifs.


Folorunsho Alakija : Entre business et philanthropie

« N’écoutez pas ceux qui vous disent de tenir Dieu en dehors de votre business, parce que votre business, c’est le business de Dieu ». Folorunsho Alakija. Si jusque-là vous avez pris du plaisir à découvrir une superbe femme d’affaires, vous serez encore plus subjuguée par la générosité et la foi du personnage. Folorunsho Alakija a diversifié ses activités notamment celle de l’impression. Le choix de ce secteur d’activité n’a pas été fait au hasard. Elevée au sein d’une famille musulmane, elle s’est néanmoins convertie à 40 ans et est devenue une fervente chrétienne. Son investissement dans le domaine de l’impression lui permet de faire plus facilement du prosélytisme. Elle fait notamment imprimer des fascicules religieux. Par ailleurs, elle ne s’est pour autant détournée de sa passion pour la mode puisqu’elle contribue financièrement au développement de cette industrie au Nigeria, notamment à travers la « fashion week » de Lagos. Elle possède aussi une fondation nommée « Rose of Sharon, une fondation qui vient en aide aux veuves.


Au-delà de la fondation, le « Rose of Sharon » est un consortium qui comprend deux sociétés de presse écrite et une entreprise immobilière. Dernièrement, la femme d’affaires a également commencé à aider au développement de l’industrie du cinéma au Nigéria. N’oublions surtout pas que d’après Ventures Africa, Folorunsho Alakija possède également une propriété à Hyde Park, achetée 102 millions de dollars en 2012 ainsi un jet privé (un Bombardier Global Express) acheté la même année pour 46 millions de dollars. Autant vous dire que la persévérance paye toujours tant qu’on y croit. C’est le moment de vous dire de sortir vos affaires qui demeurent enfouies dans vos placards et de les remettre à neuf pour les faire briller. Dès que vous l’aurez fait et que vous serez à l’étape où vous vous questionnez sur le sujet du financement, n’oubliez pas que Sewemaa toujours plus d’un cours dans ses manches pour vous aider à vous en sortir.

Terminus ! Tout le monde peut enfin descendre. Nous voilà à la fin de la belle aventure qui nous a fait découvrir la fascinante « sucess story » de Folorunsho Alakija. J’espère que vous avez pris du plaisir à découvrir non seulement l’histoire d’une femme battante qui ne recule devant aucun obstacle, mais aussi celle d’une personne au grand cœur qui n’hésite pas à être présent pour son prochain. C’est essentiellement ce que sont les femmes ! Persévérantes, fortes, courageuses avec une âme sensible. Et comme vous avez pu le comprendre, même quand elle semblait avoir échoué, Alakija réessayait jusqu'à ce qu’elle obtienne ce qu’elle désire vraiment. Et c’est ce qui devrait être le cas pour chaque entrepreneur qui désire réussir son business. N’arrêtez donc pas d’essayer jusqu’à ce que vous atteigniez le sommet. Et si vous ne savez pas par où commencer, Sewemaet ses nombreuses astucesseront toujours là pour vous tenir la main afin de vous guider vers le succès.

Il est bien révolue l’Afrique où les femmes n’ont pas la force de se dessiner une destinée de rêve.